Le boîtier en aluminium renferme des trésors bien scellés, dont une section optique munie d'un shift optique vertical, que l'on ne peut atteindre que par le biais d'une vis de protection donnant accès à une autre vis de réglage. Une fois le réglage terminé, on rebouche le « trou », et on n'y touche plus, le coffre-fort est clos. La section optique a été optimisée pour cadrer au mieux avec la H0, grâce à onze lentilles de verre à haute résolution, traitement antireflets inclus.

Iris carré
et super panneaux D-ILA !

Autre point important pour les utilisateurs, JVC utilise un iris de forme carrée (et non ronde), ce qui a pour avantage d'assurer, sur le papier du moins, un rapport de contraste identique, quelle que soit le position du zoom. Une lampe NUP de 200 watts a été réquisitionnée pour illuminer le chemin de lumière. Certes, ce type de lampe n'a pas les caractéristiques d'un modèle Xénon (appelée la lampe à lumière « solaire »), mais son prix de 460 euros pour 2 000 heures de bons et loyaux services rassure le consommateur, alors que les modèles Xénon sont fort coùteux, et autrefois exclusivement réservés au secteur professionnel. Concernant les matrices, JVC-exclusif détenteur de sa version du LCoS baptisée D-ILA-, a retravaillé sa mouture en jouant plus particulièrement sur la stabilité des cristaux liquides, qui se retrouvent alignés différemment. Là encore, désolé de l'écrire, Sony l'avait déjà proposé sur ses modèles Qualia. Mais seul le résultat
compte, car en optimisant l'alignement des cristaux liquides, on les gère mieux, et on obtient ainsi un meilleur rendu du noir, puisque, bien alignés, les cristaux bloquent plus aisément la lumière en se remuant plus vite et mieux. Le ratio de contraste du HD 10K est annoncé pour 2500/1, sans bidouillage. À noter, et cela a son importance, que les trois panneaux LCD réflectifs sont adressés sous 12 bits, ce qui assure une retranscription optimale des signaux, notamment dans le cas d'images en faible lumière (pénombre). Le travail sur 12 bits fidélise la chroma et étend le nombre de nuances de gris. Concernant l'électronique (le traitement de la vidéo), à notre connaissance, le concept travaille en 10 bits, ce qui est parfait pour les sources analogiques et numériques, HD ou plus traditionnelles. Justement, parlons un brin du frérot de cejoli produit en la personne du LD-HD2K, son processeur externe.

Un gros cerveau
dans un petit boîtier !
Aussi mince qu'un lacet, mais super performant, le LD-HD2K est sans doute le meilleur allié du vidéoprojecteur JVC HD10K, qui ne dispose que d'une entrée DVI-D, car il a été construit dans l'optique d'être impérativement marié à un processeur vidéo externe. Grâce à lui, on peut agir sur la plupart des paramètres de l'image et regrouper toutes les sources loin du projecteur (il n'y a plus qu'un seul cordon ombilical entre les deux chérubins, longueur maxi de 15 mètres en DVI-D). Le boîtier est notamment équipé de la plus
récente version du DCDi de Sage/Faroudja, et se voit capable de comprendre et gérer la plupart des formats vidéo et des résolutions actuellement disponibles, en analogique et numérique.
À notre connaissance, il ne peut cependant pas comprendre le 1080p en numérique (sauf si on le fait entrer en « passthru / By-pass» sans que l'électronique n'y touche), ce qui, pour l'heure, n'est en rien un obstacle, la HD européenne étant en 720p et 1080i (p=balayage progressif, i = balayage entrelacé). Le but de la manceuvre étant évidemment de rassembler les sources, de les reformater si nécessaire (up-scaling), de les améliorer (antimarches d'escalier, fluidité, nettoyage du bruit vidéo), et de renvoyer le tout, en numérique et en 1080/50p vers le vidéoprojecteur HD10K, qui n'aura rien à formater, puisqu'il est d'une résolution native 1080 (Full HD). Dans le cas où le signal initial est en NTSC, le boîtier envoie du 1080/60p au vidéoprojecteur. Le boîtier est, selon nous, une bonne solution qui permet de gérer ses sources loin du produit, d'autant que sa télécommande est complète, à l'instar de son menu à l'écran.

Sur le terrain
nous avons craqué

Nous entendons d'ici les sirènes de police qui nous alertent sur le fait que nous passions notre temps à dire du bien des produits, mais bon sang, ce que nous avons vu dans notre showroom nous a laissés sans voix. Sans aller jusqu'à écrire que nous avons à nouveau vécu le syndrome du SXRD/Qualia de Sony,


Page précédente
Page suivante